Les grottes sacrées des Hautes Terres de L’Ouest Cameroun

Retour à Dschang

jeudi 14 mai 2009

Je suis enfin à Dschang. Il est 6h, la ville se réveille doucement, je suis à la terrasse d’un café fermé, une petite laine sur le dos car il fait froid.
Contraste avec Douala.

J’ai pris le bus de nuit pour rallier Dschang. Arrivé à 22h à la gare routière de Bonabéri, à Douala, j’attends dans la chaleur que le bus se remplisse, le long de la route principale qui mène à l’Ouest. Complètement, défoncée, la 2x2 voies ne comporte plus qu’une voie en demi et des nids de poules profond jusqu’à 50cm, et pouvant contenir une voiture entière, forcent les conducteurs à zigzaguer. Les accotements ont été détruits par la pluie, la boue et les passages répétés de très gros camions qui ravitaillement la capitale économique du Cameroun. Concert de klaxon, de vendeurs à la criée, de musique populaire jouée par les sono des bars aux haut-parleurs saturés. La transpiration a déjà rendu mes vêtements tout humides, et il me reste 2h à attendre que le bus parte.

Mais si Douala m’est insupportable, depuis deux jours que je suis au Cameroun, je suis néanmoins en pays connu. Dès la sortie de l’avion, les réflexes sont revenus. Les lieux remontent à la surface de ma mémoire. Je passais à la Résidence La Falaise, très grand hôtel de Douala tenu par un des responsables du projet de coopération à Dschang. Le réceptionniste m’accueille :
-  Monsieur Testa, bienvenu au Cameroun !
-  Mais, tu me reconnais ? Cela fait un an et demi que j’ai quitté le Cameroun…
-  Mais on sait ce que vous faites à Dschang

Tout au long de la journée et de déambulation dans Douala, je retrouve mes repères, comme si j’avais quitté le pays la veille. Mes amis n’ont pas changé, et l’on se retrouve naturellement.

De même, arrivé à la gare routière de Dschang, les passagers du car sont assaillis à la sortie par des moto-taximen, par des porteurs qui veulent prendre en charge les bagages. Des petits jeunes crie « le blanc, le blanc, tu veux un pouss’ ? » J’entends leur grand frère leur dire « laissez le blanc-ci, Dschang est son pays »

Dschang, nombre d’habitant indéterminé (les résultats des recensements à l’Ouest n’ont jamais été publiés), mais évalué à 100000 habitants sur la zone urbaine.
La ville s’est construite le long d’une ligne de crête, où passe la route nationale, et les quartiers s’étendent en descendant dans les vallons de part et d’autre.
Quelques routes goudronnées, et une ville qui grouille de 15000 étudiants. C’est donc une ville exceptionnelle, très dynamique, cosmopolite comme aucune autre ville de cette taille au Cameroun.
Et le maire de Dschang qui m’accueille en ces termes : Olivier, le criminel revient toujours sur les lieux du crime !

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